Balayant tout sur son passage, elle n’a laissé que désolation. Des chênes centenaires se sont couchés pour ne plus se relever. Ils semblaient pourtant si solides, invulnérables même. Des rafales de vent à plus de 150 km/h ont eu raison d’eux avec une facilité déconcertante. Ils sont là, à terre, par dizaines. Des pins immenses ont été décapités, comme si une main géante les avait saisis et tournés jusqu’à ce que leurs têtes se détachent. Leurs troncs sont là, debout mais couronnés d’une affreuse cicatrice ; ils sont perdus. D’autres ont été tellement courbés par le vent qu’ils sont là, voûtés, comme s’ils n’osaient plus se redresser. Leurs cimes touchent terre, à la manière d’une révérence forcée. Ils ne retrouveront jamais leur fière allure. D’autres encore, qui ont eu pourtant la chance d’échapper à la mort, semblent être restés sous l’influence de ce souffle destructeur. On dirait que leurs branches gardent le souvenir de son passage par le mouvement qu’il leur a imposé. Ils sont là, tristes, témoins de cette catastrophe. A la place de ces alignements d’arbres majestueux, c’est maintenant un désordre indescriptible.
La tempête est passée…
Malheureusement pour la belle forêt, la seule solution, c’est la tronçonneuse qui, avec le temps, mettra un peu d’ordre dans ce chaos.
Les tempêtes de la vie…
Elles soufflent dans la vie des hommes, des femmes, des foyers. Balayant tout sur leur passage, elles ne laissent souvent que désolation. Aussi imprévisibles que les tempêtes naturelles, elles soufflent où elles veulent, quand elles veulent et le temps qu’elles veulent. On peut citer pêle-mêle quelques-unes d’entre elles : le divorce, la maladie, un enfant qui se drogue, la perte de son emploi, le deuil etc.
Quand l’une ou l’autre se met à souffler, les dégâts sont terribles. Ils sont hélas nombreux ceux qui portent dans leur vie les cicatrices de leur funeste passage. Elles frappent de plein fouet tous ceux qui se trouvent sur leur chemin. Non seulement ceux dont l’apparence témoigne d’une certaine fragilité, mais également ceux qui semblent aussi solides que des chênes centenaires. Un simple regard sur la société qui nous entoure suffit pour mesurer l’ampleur des dégâts. Il est même possible que notre vie personnelle soit marquée par le passage d’une tempête imprévue mais cruelle.
Qui aurait pu penser que ce jeune homme à l’allure athlétique, rayonnant de bonheur, allait subir les terribles dégâts d’une maladie incurable ? Qui aurait dit que ce couple qui semblait exemplaire allait bientôt divorcer ? Qui aurait pu croire que ce fils unique d’une famille tout à fait honorable venait d’entrer dans l’engrenage infernal de la drogue ? Que dire de cet homme, employé, compétent et consciencieux, qui est sur le point de perdre son emploi ? La tempête passe… Qui pourra l’arrêter ?
Plus fort que la tempête !
Heureusement, notre situation, même après le passage d’une terrible tempête de la vie, n’est pas aussi désespérée que celle de la forêt dévastée qui n’attend que la tronçonneuse. Quelqu’un s’intéresse à nous. Quelqu’un que nous devrions tous connaître mais que nous connaissons si mal. C’est Jésus, oui Jésus, qui nous aime et qui veut nous aider, nous délivrer, nous guérir, nous secourir. Jésus qui a dit : « venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos » (La Bible, Evangile selon Matthieu 15/28).
Jésus qui est capable de calmer les tempêtes de la vie, de guérir le malade, de délivrer de la drogue, de reconstruire les foyers brisés, de consoler et de bénir. Jésus qui entend notre prière, même au plus fort de la tempête. Jésus, qui a connu la plus grande des tempêtes, celle de la mort sur la croix, et qui en est sorti vainqueur, ressuscité !
Dites-lui de tout votre cœur « Jésus sauve-moi ! ». Il le fera.
Claude BROUSSE